Oups j’ai remis à jour l’article, il manquait des photos.
Juste 60kms de route, ça va, on s’est pas foulés, pour arriver à Puyo. La route n’est pas exceptionnelle entre les deux même si des dizaines de cascades s’offrent à nous. Je l’avoue les propositions de petites traversées en tarabita ne nous ont pas séduits : la tarabita est une nacelle suspendue à un câble et fait la liaison entre les deux versants de la gorge en dessous de laquelle coule le Rio Pastaza. C’est un moyen de transport inventé par les incas pour normalement transporter des marchandises ou des bestiaux. Alors que les choses soient claires :
1- on est pas des bestiaux,
2- j’ai moyennement confiance en la sécurité en Equateur
3- on a pensé aux déboires des Stan (Séverine et Noé, rétrospectivement en vous lisant on a eu les chocottes pour vous…) alors NADA LA TARABITA !
Nous avons bivouaqué sur le parking du parque de las Orquideas et le lendemain matin, c’était parti pour la visite guidée de 1h30. La fille des propriétaires nous a fait faire un tour génial dans un morceau de forêt tropicale. Forcément, nous avons découvert des dizaines de variétés d’orchidées (la fleur s’accroche à l’arbre, mais ne rentre pas dans
son tronc, seulement enroule ses racines autour). Nous en avons vu de taille normale, d’autres pour lesquelles il a fallu utiliser une loupe ! De plus nous avons eu des milliers d’information sur la déforestation, le problème de la commercialisation des coeurs de palmiers (limite je vais boycotter sa consommation) car on coupe des arbres de plus de 25 ans pour ne récupérer qu’une poignée de dollars en coeurs de palmiers, tout ceci sans reforestation derrière. Sans compter les essences rares (nigauds que nous sommes nous avons découvert l’arbre cannelle, heureusement qu’il y a les voyages ! même les feuilles sont délicieuses à mastiquer). Et puis tous les arbres commestibles mais des variétés sylvestres : pommier, cacaoïer, plants de tomates, pommes de terre etc… ainsi que les plantes permettant les pigments naturels. Les enfants ont dévouvert le sac de graines d’une petite plante à fleur roses (qui est ici comme du chiendent) et quand on sert la gousse dans sa main, elle éclate, lançant les graines partout et surtout la gousse se recroquville et ressemble à une petite chenille verte : inutile de dire que les lutins sont devenus experts pour trouver cette plante trop marrante (et que dire de la fleur, qui une fois posée entre les lèvres, fait une bouche de geisha, dans le top five je vous le dis !). Et le comble de l’horreur pour moi, la plante donnant les fibres utilisées pour faire des balais naturels se nomme « natalia quelque chose », sabotaaaaaaage !
Les propriétaires du site sont des amoureux de la nature, ils sont partis de quasi rien en 1980 pour arriver à un bout d’Amazonie, avec respect de la chaîne (végétaux, insectes, petits animaux). Nous aurons finalement passés presque 3h sur place… gloups… Nous recommandons chaleureusement ce site, qui est l’oeuvre d’une famille incroyable et impliquée au niveau communautaire. De plus, nous aurons un aperçu de l’artisanat waorani, une des dernières tribus utilisant des matérieux et pigments naturels (Sam craquera pour une sarbacane et son étui de flêchettes, les enfants ont hâte de l’étrenner). Finalement, nous n’irons pas au refuge des monos, les échos n’étaient pas très bons et nous préférons voir les animaux dans leur habitat naturel.
Contrairement à ce que nous nous étions « fixés » au départ, nous n’irons pas tout de suite sur la côte, mais passerons par Cuenca pour avoir le plaisir d’attraper nos amis Yohann et Marie (vous savez les cyclistes rencontrés au Yukon puis au Mexique : on se suit et on se revoit toujours avec plaisir). D’ailleurs, pour ceux que ça intéresse, voici leur lien :
http://www.lego-voyageurs.ch/ ça vaut le coup, ils sont incroyables !

































Merci pour cette belle leçon de botanique.
Je sais pas si l’ insecte pique, mais en attendant il est d’ une belle couleur.